Ce soir du 12.04.08. Ce genre de soir où on imagine pas une seconde qu'en l'espace de quelques instants tout va changé. Il y avait du monde à l' Avenue. Je voulais m'asseoir avec A. mais il partageait déjà sa chaise avec lui. Tan pis je m'assois quand même. Je l'embête. Il a mes cheveux dans la figure, ça le fait rire. Heureusement. Car c'est là que tout commença. On rigole. Il me bâtise Stéphanie ( toujours pas compris pourquoi d'ailleurs ). On se cherche. Pourtant je n'ai encore aucune arrière pensées. Et puis sous le soleil des tropiques, on s'embrasse. Waouh. Je sais même plus comment il s'appelle mais je sais qu'il m'a fait quelque chose. Il part dans trois mois. Mais on décide de se revoir. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'il en vaut la peine. Ces choses qui m'attirent chez lui. Son côté gamin, son innocence, sa douceur. Et puis après tout s'enchaine. Les bisous, tous ces moments sous sa couette, ses bras dans lesquels je me sens étrangement bien. On ne sait pas où on va, mais on y va. De toute façon c'est clair pour les deux. Pas question de tomber amoureux. Il part. Mais dès le début j'ai su que ce serait la condition que je n'arriverai pas à respecter. C'était mon secret. Que tout le monde avait découvert, sauf lui bien sur. On a eu du mal au début. Je ne sais pas ce qu'il veut. Je comprends que je l'aime. J'ai peur de lui dire. Lui aussi il a du mal à se l'avouer. Jusqu'à cette nuit du 2 au 3 juillet. Enfait c'est là que le conte de fée débute vraiment. Oui chéri, on est quand même amoureux. Il part dans deux semaines. On en profite. Je le serre, je le regarde pendant des heures, je veux arrêter le temps. Merde merde, je suis bien avec lui enfait. Je l'aime merde. Putain mais pourquoi il part. Impossible d'imaginer la vie sans lui. Finalement on fera avec. Pourquoi pas tenter l'irréalisable. C'est beau de rêver. Et heureusement qu'il l'a prise cette décision. Car on y arrive à réaliser l'impossible. Ce à quoi personne n'a osait croire. On y arrive, et plutôt bien. On emmerde ses kilomètres. On se serre, on s'embrasse, je souris, il sourit, on est bien. Je ferme les yeux, il me caresse. On prend l'avion, on reprend l'avion. Je revois à chaque fois ses yeux dans lesquels je pourrais me perdre des journées entières. Ses yeux mare à coin coin. Ma moitié. Tous ces sourires à n'en plus s'arrêter. Ces tas de souvenirs déjà, ce présent magnifique et toutes ces certitudes sur notre avenir. Ses mains, ses calins. Son odeur, toutes ces nuits. Son visage. Ses lèvres, sa présence, sa chaleur, ses gestes. Et puis SILENCE ACTION . On s'aime.